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Lexique

Lepsos : Cette île hellénoïde serait, selon Manouna Orti, celle où se trouverait le temple privilégié d'Apollon. Le centre de cette île aurait été — serait encore ? — le lieu de ses mystères, ultime étape de l'itinéraire où convergeaient les élus.

L'île est citée — mais s'agit-il de la même île ? — sous le nom de Lepsia par Pline l'Ancien, dans Histoire naturelle, livre V, chap. XXXVI, § 3. Pour Lepsios (Λέψιος) ou Lepsieus (Λεψιεύς), surnom d'Apollon, voir le poème de Lycophron de Chalcis, Alexandra, aux vers 1454-1456, par exemple.

Selon Michael Volonakis, dans L'Île des roses et ses onze sœurs, « Lepsos » ne serait qu'un de ses trois noms. À la page 101 de cet ouvrage, M. Volonakis évoque les noms de l'île, Leipso, Leipsoi, Lepsos. Plus récemment, Lepsos est citée par Isabelle Pimouguet (Défense et territoire : l'exemple milésien, dans Dialogues d'histoire ancienne, 21.1, 1995, aux pages 94, 99, 100), toujours en relation avec les îles de Léros et de Patmos.


Magis Optis : Ce nom m'est apparu, au début des années 70, dans un rêve où je recevais une lettre de mon frère, Yves. Le timbre collé sur l'enveloppe portait ces mots mystérieux — placés l'un sous l'autre comme dans notre logo — qui me faisaient penser à une langue inconnue, mais sœur du latin : en effet, en latin, magis signifie « plus », et optare « souhaiter ». J'en déduisais que ces mots signifiaient « Meilleurs vœux ». C'est au dos de cette enveloppe que je découvris la fameuse phrase manuscrite d'Yves : « Non ! ce n'est pas dimanche ! »


Manouna Orti : Autre nom venu d'un rêve. Ce rêve à la recherche d'une jeune fille dont je ne connaissais rien — ni le nom, ni l'adresse —, me mena jusqu'au lieu où elle vivait, un petit immeuble de deux étages où j'entrai. J'aboutis à des boîtes aux lettres où je me mis à chercher le nom qu'elle pouvait porter. Le nom « Orti » que portait l'une d'elles m'apparut comme une évidence. Dans le réduit où l'on rangeait les bicyclettes et les vélomoteurs, je découvris, collées sur tous les murs, des petites feuilles de papiers portant des dessins d'un enfant. Sur chaque page, une petite main en avait écrit les légendes : « Manouna joue au ballon », « Catherine, Maman et Manouna », etc.


Marcelin Moine : Un personnage dont on sait peu, sinon qu'il fut maçon... mais en quel sens ? Un personnage contacté lors d'une séance de spiritisme auquel le groupe Magis Optis s'est adonné, un soir de 1975, après avoir dûment constaté des coupures de courant inexpliquées, voire des parasitages dans nos amplis, lors des répétitions à Cogolin, chez notre chère pianiste Juliette Quinet. Le verre à liqueur placé sous nos doigts répondit à deux questions en glissant vers les lettres d'un alphabet tracé sur une grande carte :

« Comment vous appelez-vous ? — M.A.R.C.E.L.I.N.M.O.I.N.E. — Qui êtes-vous ? — M.A.C.O.N. »

Nous ne sûmes jamais rien de plus à son sujet. Mais il entra dans ma mémoire et mon imaginaire... Et les parasitages disparurent...